Enseignement agricole en Occitanie : Entre fragilité financière et crise de l'attractivité, la CGT revendique !
Le compte-rendu de la Commission Consultative des Personnels (CCP) du CNEAP Occitanie de novembre 2025 dresse un portrait inquiétant de l'enseignement agricole privé dans notre région. Entre gestion administrative défaillante, établissements en péril et bras de fer sur la protection sociale, la CGT enseignement privé reste au front pour défendre les droits des personnels.
1. Crise du recrutement : L’attractivité ne se décrète pas, elle se finance !
Le constat est sans appel : les difficultés de recrutement persistent. En cause : des salaires impossibles à estimer avant l’embauche, un manque d'attractivité global et des critères d'éligibilité rigides.
Plus grave encore, la lenteur du Service des Ressources Humaines (SRH) dans le traitement des dossiers et la validation des contrats fragilise les nouveaux collègues. La CGT dénonce ces délais injustifiés et demande une simplification réelle des procédures pour que chaque enseignant soit payé et protégé dès son premier jour de classe.
2. Établissements en danger : Marvejols et Pézenas dans la tourmente
La situation de certains établissements est alarmante et nécessite une vigilance syndicale accrue :
À Marvejols, la baisse drastique des effectifs (-25%) fait planer un risque réel de fermeture. Un audit a été réalisé, et la direction évoque déjà un « redimensionnement ». Pour la CGT, le redimensionnement ne doit pas être synonyme de pertes de postes et de licenciements.
À Pézenas, l’opacité règne. Suite à la démission du Conseil d'Administration, les représentants du personnel dénoncent l'absence d'information financière malgré un audit.
La position de la CGT : Nous exigeons une transparence totale sur la situation économique de ces structures. La CGT a rappelé l'importance de solliciter l'Inspection du Travail et les élus locaux pour préserver l'emploi et le dialogue social. Le personnel ne doit pas être la variable d'ajustement des erreurs de gestion.
3. Prévoyance et PSC : les personnels n'ont pas à payer pour les mauvaises négociations
L’accord sur la prévoyance est prolongé jusqu’en décembre 2026 et les négociations vont pouvoir reprendre. Alors que les fédérations d'employeurs (CNEAP, UNREP) se plaignent du coût de la prise en charge, la CGT a rappelé une vérité essentielle : le précédent protocole a été mal négocié par les fédérations d'employeurs eux-mêmes et il est hors de question de faire payer les enseignants pour ces stratégiques. De plus, nous dénonçons la complexification des procédures pour activer la prévoyance en cas de congé maladie (CMO), qui pèse une fois de plus sur les agents.
4. Conditions de travail et inclusion : Des besoins criants
La CGT porte des revendications claires sur le quotidien des équipes :
Santé et social : Face à l'évolution du profil des élèves, nous demandons le recrutement urgent de personnels spécialisés (infirmières, psychologues, éducateurs) via des équipes mobiles.
Article 44 : Nous exigeons que la concertation soit intégrée et rémunérée pour tous, y compris pour les collègues sous l'article 44, mal pris en compte par les logiciels de gestion.
Direction : Nous demandons que la formation des chefs d'établissement se fasse avant la prise de poste pour éviter de mettre en difficulté les personnels et les structures.
Conclusion
L'enseignement agricole est à la croisée des chemins. Entre la baisse des effectifs dans les filières de production (-1,97% en seconde Pro) et la stagnation des subventions de fonctionnement, le modèle est sous tension.
Pour la CGT, la priorité reste la défense des conditions de travail, le maintien de l'emploi et le service rendu. Nous ne laisserons pas les établissements se « rationaliser » sur le dos des salariés !
Restons mobilisés et organisés !
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