UNE MINUTE DE SILENCE…
C’est à cela que se résume l’action du gouvernement pour la mort d’une collègue de plus, surveillante au collège Françoise-Dolto de Nogent. Enfin, presque, nous constatons, avec effroi, le décalage entre l'urgence de la situation et les « mesures » annoncées : des « kits »
de prévention, des mesures inutiles sur la vente des couteaux alors que le meurtrier s’est servi dans la cuisine familiale, voire des expérimentations de portiques de détection impossibles à mettre en place, mais tout ça sans aucun moyen supplémentaire bien sûr : bref le bricolage habituel des incompétents qui nous gouvernent…
Nous accueillons de plus en plus d’élèves souffrant de lourds problèmes dans nos écoles et qui ne bénéficient pas des soins, de l’accompagnement, de la prise en charge ou de la structure dont ils ont besoin. La conséquence est qu’inévitablement des drames arrivent.
Car l’heure est à la réduction des « dépenses » depuis plusieurs années et à la casse de nos
services publics d’éducation et de santé par les gouvernements successifs.
- Le nombre de médecins scolaires est si faible qu'ils ne peuvent plus assurer leurs missions essentielles.
- Il faut plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous au Centre Médico-Psychologique (CMP).
- Nos signalements et alertes concernant les élèves à problèmes ou en danger restent sans effet.
- Les structures spécialisées pour les élèves avec des troubles psychologiques graves sont saturées, rendant l'accès à une place difficile, voire impossible, si la famille ne s’engage pas pleinement dans la démarche.
Alors que doivent être rendus les arbitrages budgétaires, la CGT enseignement privé exige qu’enfin des moyens humains et financiers suffisants soient consacrés à la santé et à l’éducation.
Nous voulons des conditions d'enseignement sereines qui garantissent la sécurité de nos collègues et de nos élèves.

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