Indemnisation de l’assurance maladie et « absentéisme » : NON A L’INTOX !

 


Lors d’un arrêt maladie de moins de 3 mois, on est pris en charge à 100% : INTOX !

Suite à la volonté du gouvernement en fin d’année 2024 de porter le délai de carence pour les fonctionnaires de un à trois jours, une vague de mécontentement réussit à faire abandonner ce projet.

Mais n’était-ce pas l’arbre qui cache la forêt ? La question se pose puisque à compter du 1er mars 2025, pour les fonctionnaires et les contractuels, les 3 premiers mois de l'arrêt maladie sont désormais indemnisés à hauteur de 90 % du traitement indiciaire (alors que précédemment l’indemnisation était de  100 %).

 

3 jours de carence pour un alignement sur tout le secteur privé : INTOX !

Les conventions collectives sont des accords négociés entre les organisations syndicales et les employeurs qui diminuent dans les faits ces trois jours de carence. Seulement près de 30% des salariés sont impactés par ces 3 jours.

Les enseignants sont plus souvent absents pour raison de santé comparé aux autres professions: INTOX !

Non seulement le  nombre de jours d’arrêts maladie des enseignants est l’un des plus faibles de la fonction publique, mais sont comptabilisés dans les absences des enseignants les absences pour formations, sorties pédagogiques, examens et jours enfant malade.

C’est un fait : le nombre de jours d’absence chez les enseignants ne cesse d’augmenter depuis plusieurs années mais la fréquence des absences a diminué selon l’INSEE. On s’arrête donc moins souvent mais sur une plus longue période. Si l’on considère que le jour de carence a été de nouveau instauré en 2018 pour faire baisser les recours abusifs, on peut en conclure que l’objectif fixé est loin d’être atteint et que cette mesure aura eu pour conséquence néfaste le fait d’inciter les personnes malades à se rendre au travail.

Le Pacte, une fabuleuse invention pour résoudre le problème d’ « absentéisme » dans l’éducation nationale : INTOX !

Lorsqu’on fait ce constat, on ne fait que désigner les enseignants comme mauvais élèves. On se trompe de cible : le problème est non pas l’absence de professeurs mais la pénurie d’enseignants !

Si les arrêts maladie augmentent, ne faudrait-il  pas plutôt s’interroger sur les raisons de cette évolution, sur les phénomènes de burnout, de fatigue, de mal être, de sentiment de dégradation des conditions de travail ?

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